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L’Édito du Docteur KÉBÉ

Point de Vue.

Avec les embouteillages observés dans la capitale, mais également dans les grandes villes du pays, l’anarchie, le désordre, le comportement de l’Homo Senegalensis est souvent mis en exergue.

En 2016, le Sénégal était classé 162e sur 190e à l’indice de développement humain (IDH) édité par les Nations Unies (PNUD).  Niveaux et possibilités de Formation, Santé et espérance de vie, et enfin le PIB étant les critères principaux. Certains économistes auraient voulu analyser cet indice sous le prisme du bien-être ou du bonheur perçu. Querelle d’expert pour dire la même chose ; nous sommes un pays pauvre à très faible indice IDH.

Le classement du sourire désabusé ou du rire jaune ne devrait pas changer la donne. Sauf que nous y serions probablement bien classés.

Mon ancien professeur d’histoire disait toujours qu’il n’y a pas de pays développé ou sous-développé, il y a juste des pays organisés et des pays pas organisés du tout. On peut être pauvre mais avoir le sens de l’organisation. Pauvre mais discipliné.

La tendance au « boul falé » de la société sénégalaise et cette absence de notion de responsabilité personnelle que nous constatons tous, nous coutent chers.

Cette tendance se reproduit-elle dans notre profession ? Nos officines, nos laboratoires, nos services de santé, doivent être des havres de paix, de calme, de connaissance et d’éducation pour les populations qui les fréquentent. Il est de notre responsabilité, ainsi que celles des collaborateurs, d’en faire des lieux organisés, où règnent la discipline et l’ordre.

C’est aussi la mission du pharmacien de contribuer à faire améliorer la perception de la santé publique au sein de son quartier, de son environnement et de la présenter comme un bien commun à préserver. L’image que donne la pharmacie reflète aussi son état de santé. Un ami me disait « quand tu n’as pas d’argent, cherche à ressembler à l’argent ».

Nous observons aussi une tendance à relooker les officines de pharmacie, ce qui est une bonne chose en soi, mais pensons également à relooker les comportements, à soigner l’accueil et les conseils de ceux pour lesquels nous nous donnons tant de mal et qui sont les seuls à pouvoir nous faire disparaître : les clients.

Confraternellement !

Dr Jules Charles KÉBÉ

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