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Nous passons un tiers de notre vie à dormir : c’est dire l’importance de cette activité pour notre organisme, dont les chercheurs commencent à percer les secrets. Cet article est extrait du magazine Sciences et Avenirn°185 (mars 2019).

Petit rappel utile : lorsque nous dormons, notre corps ne se met pas au repos total. Au contraire, il met en route de nombreux mécanismes indispensables comme la « récupération » de l’organisme et la construction et la consolidation dans le cerveau de circuits neuronaux. C’est ainsi, durant les phases de sommeil lent profond, lorsque l’activité cérébrale est la plus limitée, que l’organisme récupère le plus (régénération cellulaire, retour des constantes biologiques à des valeurs de base… ). Ainsi, la température corporelle et la tension artérielle sont plus basses que dans la journée, les rythmes cardiaques et respiratoires plus lents (ce qui repose physiologiquement et limite « l’usure » à long terme). C’est aussi à ce moment là que les cellules se renouvellent, que les déchets sont éliminés, notamment grâce à l’action de l’hormone de croissance, et que le foie stocke du glucose indispensable à la régulation de la glycémie dans le sang. À l’inverse, pendant le sommeil paradoxal, le cerveau fonctionne presque au même rythme que celui observé durant les phases d’éveil, mais le corps, lui, est dénué de tout tonus musculaire. Les fonctions de ce sommeil paradoxal ne sont pas encore clairement comprises par les chercheurs, mais il semblerait surtout utile à la récupération psychique (lutte contre le stress notamment, tri des informations à mémoriser ou non…).

Un risque d’obésité ou de diabète

En 2017, un collectif de spécialistes du sommeil lançait un signal d’alerte : « Le manque de sommeil nous tue », déclarait ainsi le Dr Sylvie Royant-Parola, psychiatre et présidente du Réseau Morphée (réseau de santé consacré à la prise en charge des troubles chroniques du sommeil). « Un adulte se met en réel danger s’il dort moins de six heures par nuit », précisait-elle. Si les risques à court terme sont notamment les troubles de l’humeur et les problèmes de vigilance, un déficit chronique peut avoir de graves conséquences sur l’organisme. Il perturbe en effet la sécrétion de plusieurs hormones clés : la leptine, qui contrôle en partie la satiété et le stockage de graisses dans l’organisme, la ghréline qui stimule l’appétit, le cortisol et l’hormone de croissance qui sont impliqués dans le métabolisme du glucose. Le risque à long terme étant le développement de l’obésité ou d’un diabète.

source:https://www.sciencesetavenir.fr/sante/sommeil/sortir-du-cercle-vicieux-du-manque-de-sommeil_132138

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