All for Joomla All for Webmasters

Un mécanisme explique comment dégénère la maladie du foie gras


Des médecins ont détecté une protéine clé dans l’évolution de la maladie du foie gras vers la « NASH », une pathologie grave qui touche avant tout les personnes obèses et les diabétiques..

« NASH » (acronyme de stéatohépatite non alcoolique en anglais): c’est ainsi que se nomme cette maladie du foie devenue aux États-Unis la première cause de greffe de foie chez les femmes et la seconde chez les hommes après la cirrhose alcoolique. Indolore, invisible, et d’évolution lente, cette pathologie affecte principalement les personnes ayant une obésité ou un diabète de type 2. Elle commence par ce que l’on appelle la maladie du foie gras ou du soda. « Un foie surchargé en graisses n’est pas pathologique en soi et peut se corriger avec un peu d’exercice physique et une perte de poids, mais la fibrose marque le début de l’inflammation typique de la NASH » précise Philippe Froguel de l’Université de Lille. Son équipe vient de mettre au jour un acteur important dans l’évolution de cette maladie, le facteur de croissance PDGF A. « Cette protéine, si elle est produite en excès par le foie, devient toxique et entraîne sa fibrose, étape avant celle de la cirrhose qui peut être mortelle » ajoute Philippe Froguel. Les chercheurs ont découvert que le PDGF A pouvait bloquer la capacité de l’insuline à réguler le fonctionnement du foie mais aussi stimuler sa propre production, ce qui entraîne tout l’organe dans un cercle vicieux destructeur.

Régime et exercice physique

Beaucoup de produits sont en cours de test chez l’homme pour traiter la NASH mais aucun n’a encore donné de résultats concluants. Bloquer la production de PDGF A serait un moyen de l’enrayer et les chercheurs de Lille ont découvert que le médicament le plus répandu contre le diabète, la metformine, le faisait déjà. Le moyen le plus puissant, de l’avis des spécialistes, reste cependant l’exercice physique court mais intense chez les personnes obèses pour réduire les graisses hépatiques et, plus en amont, une éducation thérapeutique auprès des enfants et des familles concernés pour contrer l’épidémie d’obésité actuelle.

« En ce qui concerne la NASH, la France n’est pas encore dans la situation des États-Unis, tempère Lawrence Serfaty, chef du service d’hépatologie de l’hôpital de Hautepierre à Strasbourg, mais un taux d’enzymes hépatiques élevé dans le sang d’une personne diabétique doit alerter. »

 

source : https://www.sciencesetavenir.fr/sante/un-mecanisme-explique-comment-degenere-la-maladie-du-foie-gras-en-nash_125451

.


NEWSLETTER

Inscrivez-vous et restés informés.

[mc4wp_form id="887"]

RECHERCHER

ANCIENS ARTICLES

NOUVEAUTE

Aucun mot-clé

ARTICLES COMPLÉMENTAIRES

LAISSER UN COMMENTAIRE

error: Content is protected !!